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  • asiegwald

Le corps


La plupart du temps, nous considérons le corps comme un ensemble d'organes, une sorte de mécano hyper perfectionné que nous devons régulièrement confier au médecin comme on laisse sa voiture chez le garagiste pour une révision.

Ainsi, beaucoup de patients disent avoir mal au dos ou avoir des noeuds au ventre, comme s'il y avait le moi d'un côté et le dos ou le ventre de l'autre. La médecine soigne ces troubles, mais parfois ils semblent "résiter" au soin, ou bien disparaître ici pour revenir ailleurs !

Pour un psychanalyste traditionnel, le corps est vu comme le lieu où s'exprime le symptôme : c'est un ensemble de signes. La cure permet alors d'interpréter puis de "sublimer", c'est à dire de transformer ce qui vient du corps en des comportements utiles à la société. C'est un pas énorme, mais c'est encore une conception "dualiste" de la personne.

En gestalt, on considère que la séparation corps-esprit est à la fois une erreur théorique et une façon de se couper en deux, autrement dit une "névrose". Par exemple, l'anxiété est à la fois un ensemble de symptômes physiques (une respiration particulière, des tensions musculaires...) et un état d'esprit (de la rumination, des pensées obsédantes...).

La thérapie se centre alors sur la prise de conscience, sur le "comment" je me tends ou je m'affaisse, comment ces tensions s'accompagnent d'images, de pensées ou d'émotions... Et ce que ça modifie quand je partage ces phénomènes avec le thérapeute.

L'objectif est de retrouver un "cycle de contact" fluide, c'est à dire la capacité de vivre dans l'ici et maintenant avec le corps et l'esprit enfin réunis, de façon unifiée. La santé est cette fluidité retrouvée.

#corps #santé #psychothérapie

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